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    [content] => Au moment où ce que l'on pourrait appeler le réveil survient, la compagnie nous livre de petits plateaux breakfast qui nous sustentent tout juste. Le temps d'un petit jeu de cartes avec nos collègues il est déjà l'heure de se quitter, certains partent vers Bombay, deux portes d'embarquement plus loin, et nous gagnons notre Boeing 777 où je m'impatiente face à un retard de 30 minutes. Le préposé n'a pas compris ma demande hier soir et nous a installé sur l'aile alors que j'avais demandé l'arrière. Bref, l'avion part, nous avons récupéré de bonnes places, et nous mangeons, quand nous ne dormons pas.

Le pilote signale l'atterrissage imminent, ce qui contribue à nous maintenir éveillés. S'ensuit alors une course de l'avion dans un labyrinthe de nuages, pendant 40 minutes, nous enchainons les turbulences et la purée de pois succède toujours au soleil, jusqu'à ce que nous commencions enfin à descendre.

Je filme l'atterrissage et nous arrivons très vite à notre porte de débarquement dans ce vieil aéroport Indira Gandhi qui est un peu délabré.

L'immigration nous fait poireauter longuement, ça me rappelle le Japon, mais une fois les quelques formalités accomplies, nous sortons directement, vu que nous n'avons pas de bagage de soute, pas besoin d'attendre, et aucune formalité douanière.

Nous changeons un peu de monnaie (2500 roupies pour 50€, dont 10% de frais) et Romain retire direct en cash.

Nous prenons un taxi prépayé comme on nous l'a recommandé, 320 roupies pour faire 25 km, ce n'est pas si cher, et nous partons à fond la caisse pour la porte de l'Inde, point de rendez-vous avec Quentin qui arrive dans quelques heures.

Une fois arrivé là, une population immense, dans des artères exceptionnellement piétonnes, des pique nique dans l'herbe, des stands de vendeurs de glaces, un genre de central park à l'abandon où une population plus haute en couleur profiterai des échoppes hors d'âge souvent tenues par des enfants.

Nous n'y restons que le temps d'acheter une bouteille d'eau qui ne ferra pas bien longtemps, tant la chaleur moite qui règne ici nous a saisie dés l'aéroport.

Nous partons à pieds, dans la mauvaise direction, et faisons demi-tour devant l'embrassade de Pologne.

De retour sur la place un officier de Police nous conseille un quartier assez éloigné où nous pourrons trouver un hôtel pas trop cher, et comble de l'utile ce quartier est proche de la gare centrale. Nous décidons de partir à pieds, dans le prolongement de cette avenue rendue aux piétons et après de nombreuses plaintes de la part de Romain et une bonne demi-heure de marche, nous faisons le point sur la situation. Ce n'est pas brillant, on s'allonge, nous sommes proches du parlement qui est défendu comme un fort militaire et de nombreuses rues, dont certaines nous seraient très utiles, sont barrées.

Après avoir jeté un taximan qui avait le cran de ne pas vouloir marchander, l'évidence s'impose, depuis quelques temps déjà, face à nous, le tout nouveau métro de Delhi, à moitié achevé seulement, nous allons le tester.

Pas cher, rapide, climatisé, il nous emmène (une fois franchit des contrôles de sécurité draconiens) à ce quartier que le policier nous a indiqué.
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La modernité de ce métro construit en 2005 ne nous avait pas préparé à ce que nous allions voir dés la sortie.

Deux vaches sacrées en haut des marches marquaient l'entrée d'un bazar insalubre à la chaussée défoncée et aux bâtiments vieux comme Victoria II, les magasins sont fermés ce qui n'empêche pas les rues d'être très animées, les petites mains de Delhi dorment à même la rue, les conducteurs de chouk chouk dans leur véhicule et il y'a toujours quelqu'un, même la nuit, pour réparer ce qui la journée tombe en ruine.

Encore quelques errements et nous arrivons près de la gare, dans le quartier des hôtels. Les prix nous semblent d'abord prohibitifs (2100 Rs) puis un vieux rabatteurs nous propose 800 Rs pour une chambre 3 personnes climatisée. Cette dernière est spartiate, au 4e étage d'un hôtel situé un peu à l'arrière de l'artère principale, il y a une prise électrique, un lit, une salle de bain hors d'âge, après tout nous ne somme pas venus en Inde pour vivre dans le luxe...

Nous repartons en métro, il est l'heure d'aller rejoindre Quentin. Sur le quai, alors que nous patientons, un Indien, la trentaine, nous fait la conversation. Inutile d'y passer la nuit il a sans doute quelque chose à nous vendre, comme tous ceux que nous avons croisé.

Arrivés au terminus, nous prenons un chouk chouk vers la porte de l'Inde, où il y a beaucoup moins de monde, il est 23h40.

En flânant, nous tombons sur un vendeur à la sauvette qui nous vends 5 pièces d'une spécialité basée sur des beignets remplis de miettes de céréales et plongés dans différentes sauces. Vite écœurant.

Quentin arrive, il est 1h00.

Nous faisons route vers l'hôtel pour 100 Rs où nous réveillons les gardiens. Le temps de poser nos affaires (j'avais déjà laissé à l'accueil mon sac principal, le lourd, celui qui fait 3 kg) nous partons diner dans une petite gargote.

Une douche, au lit.
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by seb - 2010-07-01 17:59
Au moment où ce que l'on pourrait appeler le réveil survient, la compagnie nous livre de petits plateaux breakfast qui nous sustentent tout juste. Le temps d'un petit jeu de cartes avec nos collègues il est déjà l'heure de se quitter, certains partent vers Bombay, deux portes d'embarquement plus loin, et nous gagnons notre Boeing 777 où je m'impatiente face à un retard de 30 minutes. Le préposé n'a pas compris ma demande hier soir et nous a installé sur l'aile alors que j'avais demandé l'arrière. Bref, l'avion part, nous avons récupéré de bonnes places, et nous mangeons, quand nous ne dormons pas.

Le pilote signale l'atterrissage imminent, ce qui contribue à nous maintenir éveillés. S'ensuit alors une course de l'avion dans un labyrinthe de nuages, pendant 40 minutes, nous enchainons les turbulences et la purée de pois succède toujours au soleil, jusqu'à ce que nous commencions enfin à descendre.

Je filme l'atterrissage et nous arrivons très vite à notre porte de débarquement dans ce vieil aéroport Indira Gandhi qui est un peu délabré.

L'immigration nous fait poireauter longuement, ça me rappelle le Japon, mais une fois les quelques formalités accomplies, nous sortons directement, vu que nous n'avons pas de bagage de soute, pas besoin d'attendre, et aucune formalité douanière.

Nous changeons un peu de monnaie (2500 roupies pour 50€, dont 10% de frais) et Romain retire direct en cash.

Nous prenons un taxi prépayé comme on nous l'a recommandé, 320 roupies pour faire 25 km, ce n'est pas si cher, et nous partons à fond la caisse pour la porte de l'Inde, point de rendez-vous avec Quentin qui arrive dans quelques heures.

Une fois arrivé là, une population immense, dans des artères exceptionnellement piétonnes, des pique nique dans l'herbe, des stands de vendeurs de glaces, un genre de central park à l'abandon où une population plus haute en couleur profiterai des échoppes hors d'âge souvent tenues par des enfants.

Nous n'y restons que le temps d'acheter une bouteille d'eau qui ne ferra pas bien longtemps, tant la chaleur moite qui règne ici nous a saisie dés l'aéroport.

Nous partons à pieds, dans la mauvaise direction, et faisons demi-tour devant l'embrassade de Pologne.

De retour sur la place un officier de Police nous conseille un quartier assez éloigné où nous pourrons trouver un hôtel pas trop cher, et comble de l'utile ce quartier est proche de la gare centrale. Nous décidons de partir à pieds, dans le prolongement de cette avenue rendue aux piétons et après de nombreuses plaintes de la part de Romain et une bonne demi-heure de marche, nous faisons le point sur la situation. Ce n'est pas brillant, on s'allonge, nous sommes proches du parlement qui est défendu comme un fort militaire et de nombreuses rues, dont certaines nous seraient très utiles, sont barrées.

Après avoir jeté un taximan qui avait le cran de ne pas vouloir marchander, l'évidence s'impose, depuis quelques temps déjà, face à nous, le tout nouveau métro de Delhi, à moitié achevé seulement, nous allons le tester.

Pas cher, rapide, climatisé, il nous emmène (une fois franchit des contrôles de sécurité draconiens) à ce quartier que le policier nous a indiqué.


La modernité de ce métro construit en 2005 ne nous avait pas préparé à ce que nous allions voir dés la sortie.

Deux vaches sacrées en haut des marches marquaient l'entrée d'un bazar insalubre à la chaussée défoncée et aux bâtiments vieux comme Victoria II, les magasins sont fermés ce qui n'empêche pas les rues d'être très animées, les petites mains de Delhi dorment à même la rue, les conducteurs de chouk chouk dans leur véhicule et il y'a toujours quelqu'un, même la nuit, pour réparer ce qui la journée tombe en ruine.

Encore quelques errements et nous arrivons près de la gare, dans le quartier des hôtels. Les prix nous semblent d'abord prohibitifs (2100 Rs) puis un vieux rabatteurs nous propose 800 Rs pour une chambre 3 personnes climatisée. Cette dernière est spartiate, au 4e étage d'un hôtel situé un peu à l'arrière de l'artère principale, il y a une prise électrique, un lit, une salle de bain hors d'âge, après tout nous ne somme pas venus en Inde pour vivre dans le luxe...

Nous repartons en métro, il est l'heure d'aller rejoindre Quentin. Sur le quai, alors que nous patientons, un Indien, la trentaine, nous fait la conversation. Inutile d'y passer la nuit il a sans doute quelque chose à nous vendre, comme tous ceux que nous avons croisé.

Arrivés au terminus, nous prenons un chouk chouk vers la porte de l'Inde, où il y a beaucoup moins de monde, il est 23h40.

En flânant, nous tombons sur un vendeur à la sauvette qui nous vends 5 pièces d'une spécialité basée sur des beignets remplis de miettes de céréales et plongés dans différentes sauces. Vite écœurant.

Quentin arrive, il est 1h00.

Nous faisons route vers l'hôtel pour 100 Rs où nous réveillons les gardiens. Le temps de poser nos affaires (j'avais déjà laissé à l'accueil mon sac principal, le lourd, celui qui fait 3 kg) nous partons diner dans une petite gargote.

Une douche, au lit.