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    [title] => Douzième jour - Croisière sur le Nil
    [content] => Départ à 7h, arrosé au café, nous venons de rencontrer notre quatrième comparse qui est venu nous rejoindre chez Daphnée, et je me jette dans la circulation Ougandaise, anarchique, un peu stressé il faut bien l'admettre par la conduite à gauche, les bodas, et autres joies de la route.

L'iPhone nous indique la route et nous évitons en cette heure matinale les bouchons infernaux de Kampala.

Le véhicule est immense, on pourrait y loger à 8 (soit 14 personnes en Afrique), inutile de dire qu'à l'arrière le dortoir s'installe tranquillement. Anthony remplace Daphnée au poste de copilote et c'est ensemble que nous assistons à la déroute du guidage par iPhone. Cet imbécile n'a pas tenu compte du paramètre "chaussée goudronnée / piste de brousse" et nous devons faire quelques 50 km sur piste pour réparer cette erreur.

Nous devons arriver dans à l'embarcadère avant 14:00 pour pouvoir prendre un bateau qui durant 3 heures nous ferra faire une petite croisière sur le Nil, nous pourrons y observer des animaux, et les chutes de Murchinson. Il serait donc dommage de louper ça. J'inverse mon poste avec Anthony et nous rejoignons le bon chemin. Avec beaucoup de maitrise, il avale une route rectiligne, cette fois quasi-déserte, en un rien de temps.

Arrivés à Masindi, commencent 85 km de piste pour nous rendre au camp. Ce parc national est juste immense, sa taille est presque celle du département de la Charente, et entièrement dédié à la protection de la faune et de la flore. Les autorités Ougandaises ont fait un sacré beau travail de préservation, bel exemple pour certains pays alentours, on ne peut pas dire qu'ici le braconnage soit un véritable fléau.

Durant notre route nous sommes mêmes passés devant un sanctuaire où l'on essaye de réintroduire le rhinocéros, par étapes, opération qui devrait s'achever d'ici quelques années par sa réintroduction dans plusieurs parcs nationaux.

Après quelques kilomètres sur la piste, c'est à 11h que nous payons notre entrée pour une journée, avant de reprendre la route.

Notre camarade Damien, qui a pris le volant avant Masindi, nous fait deux petites frayeurs sur la piste, dont l'une se caractérise par la perte d'un clignotant avant, mais c'est entier que nous arrivons, largement à temps, au Red Chili, qui sera notre camp pour la soirée.

Nous y retrouvons Jean-Baptiste et Hélène, des amis de Daphnée qui sont arrivés la veille, et qui vont nous accompagner pour le weekend.

Après un bon déjeuner il est temps de se rendre au bateau, par une chaleur accablante. Nous avons perdu 600m d'altitude par rapport à Kampala, et la différence de température se fait sentir.

Cette balade en bateau est un ravissement pour les yeux, dépassant l'entendement. Durant les deux premières heures nous allons voir des hippopotames, éléphants, buffles, crocodiles, de multiple espèces d'oiseaux, dans le décor idyllique de la forêt tropicale, et sur une rivière mythique.
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Nous nous sommes mis à bronzer sur la plateforme au dessus de ce qui peut être définit comme une barge à deux étages. Nous cuisons un peu, et avant d'arriver aux chutes, un orage salvateur vient nous rafraichir pendant quelques minutes, et nous offre de très belles couleurs à notre arrivée.
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Nous nous y arrêtons quelques minutes, pour que les touristes puissent faire la photo souvenir, et j'en profite pour filmer un peu.

Au retour vers l'embarcadère, l'orage reprend, très violent, trempant la plupart des passagers jusqu'aux os, et obligeant le bateau à s'abriter dans les roseaux, près d'une berge, en attendant que les éléments se calment. Le vent crée des vagues de taille tout à fait respectable, et je préfère être trempé que de voir notre embarcation chavirer au milieu des hippopotames et des crocodiles.

L'équipage du bateau est détendu et souriant, et transforment ce moment étrange en un très bon souvenir.

Cette croisière s'est vraiment bien passée et nous laisse de très belles images. La soirée est vite expédiée, et nous gagnons nos tentes.

Dehors, il continue de pleuvoir.
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by seb - 2011-05-07 18:01
Départ à 7h, arrosé au café, nous venons de rencontrer notre quatrième comparse qui est venu nous rejoindre chez Daphnée, et je me jette dans la circulation Ougandaise, anarchique, un peu stressé il faut bien l'admettre par la conduite à gauche, les bodas, et autres joies de la route.

L'iPhone nous indique la route et nous évitons en cette heure matinale les bouchons infernaux de Kampala.

Le véhicule est immense, on pourrait y loger à 8 (soit 14 personnes en Afrique), inutile de dire qu'à l'arrière le dortoir s'installe tranquillement. Anthony remplace Daphnée au poste de copilote et c'est ensemble que nous assistons à la déroute du guidage par iPhone. Cet imbécile n'a pas tenu compte du paramètre "chaussée goudronnée / piste de brousse" et nous devons faire quelques 50 km sur piste pour réparer cette erreur.

Nous devons arriver dans à l'embarcadère avant 14:00 pour pouvoir prendre un bateau qui durant 3 heures nous ferra faire une petite croisière sur le Nil, nous pourrons y observer des animaux, et les chutes de Murchinson. Il serait donc dommage de louper ça. J'inverse mon poste avec Anthony et nous rejoignons le bon chemin. Avec beaucoup de maitrise, il avale une route rectiligne, cette fois quasi-déserte, en un rien de temps.

Arrivés à Masindi, commencent 85 km de piste pour nous rendre au camp. Ce parc national est juste immense, sa taille est presque celle du département de la Charente, et entièrement dédié à la protection de la faune et de la flore. Les autorités Ougandaises ont fait un sacré beau travail de préservation, bel exemple pour certains pays alentours, on ne peut pas dire qu'ici le braconnage soit un véritable fléau.

Durant notre route nous sommes mêmes passés devant un sanctuaire où l'on essaye de réintroduire le rhinocéros, par étapes, opération qui devrait s'achever d'ici quelques années par sa réintroduction dans plusieurs parcs nationaux.

Après quelques kilomètres sur la piste, c'est à 11h que nous payons notre entrée pour une journée, avant de reprendre la route.

Notre camarade Damien, qui a pris le volant avant Masindi, nous fait deux petites frayeurs sur la piste, dont l'une se caractérise par la perte d'un clignotant avant, mais c'est entier que nous arrivons, largement à temps, au Red Chili, qui sera notre camp pour la soirée.

Nous y retrouvons Jean-Baptiste et Hélène, des amis de Daphnée qui sont arrivés la veille, et qui vont nous accompagner pour le weekend.

Après un bon déjeuner il est temps de se rendre au bateau, par une chaleur accablante. Nous avons perdu 600m d'altitude par rapport à Kampala, et la différence de température se fait sentir.

Cette balade en bateau est un ravissement pour les yeux, dépassant l'entendement. Durant les deux premières heures nous allons voir des hippopotames, éléphants, buffles, crocodiles, de multiple espèces d'oiseaux, dans le décor idyllique de la forêt tropicale, et sur une rivière mythique.




Nous nous sommes mis à bronzer sur la plateforme au dessus de ce qui peut être définit comme une barge à deux étages. Nous cuisons un peu, et avant d'arriver aux chutes, un orage salvateur vient nous rafraichir pendant quelques minutes, et nous offre de très belles couleurs à notre arrivée.


Nous nous y arrêtons quelques minutes, pour que les touristes puissent faire la photo souvenir, et j'en profite pour filmer un peu.

Au retour vers l'embarcadère, l'orage reprend, très violent, trempant la plupart des passagers jusqu'aux os, et obligeant le bateau à s'abriter dans les roseaux, près d'une berge, en attendant que les éléments se calment. Le vent crée des vagues de taille tout à fait respectable, et je préfère être trempé que de voir notre embarcation chavirer au milieu des hippopotames et des crocodiles.

L'équipage du bateau est détendu et souriant, et transforment ce moment étrange en un très bon souvenir.

Cette croisière s'est vraiment bien passée et nous laisse de très belles images. La soirée est vite expédiée, et nous gagnons nos tentes.

Dehors, il continue de pleuvoir.