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    [title] => Septième jour - De Lake Mburo à Lake Bunyonyi
    [content] => C'est déjà dur de se lever à 6:30, mais en plus il pleut. Le camp est quasi-désert, à part un garde à la porte principale.

Notre guide n'est pas là, et après une petite attente, le garde l'appelle par radio. Il nous explique que marcher sous la pluie, ce n'est pas très intéressant, que les animaux se réfugient sur les collines, et qu'en plus c'est assez dangereux.

Nous sommes donc bien sinistrés, je vais me recoucher, laissant  Anthony pester contre le système, la nature, le coût de la vie...

Après une petite sieste il pleut toujours, et nous sommes affamés. Le seul endroit où manger est au bord du lac, à deux kilomètres, et nous n'avons pas le droit d'y aller à pieds. Nous sommes un peu prisonniers du camp.

Un groupe de phacochères investit un petit massif au milieu du camp, nous les prenons en photo, l'un d'eux me charge alors que je le filme, et retourne à sa pitance après m'avoir fait détaler.

Alors qu'une grosse averse s'abat sur le parc, un petit garde compétent nous propose un deal honnête: pour 60$ il nous emmène manger au lac, puis il nous fait visiter le parc, puis il nous ramène au village de Sanga. C'est inespéré, ça résous tous nos problèmes.

Nous partons donc pour le lac qui est vraiment des plus charmant. Le restaurant offre une vue dégagée sur tout le panorama, toujours verdoyant ici, et nous prenons beaucoup de photos. Sur un arbre à côté s'affairent de nombreux oiseaux qui construisent leurs nids.

Après avoir récupéré nos affaires, le safari commence, et durant près de deux heures nous croisons une grande partie des espèces emblématiques de ce parc: singes, zèbres, impalas, phacochères, buffles, et j'en oublie...

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Une fois tout cela terminé notre chauffeur nous ramène vers le petit village de Sanga, où nous lui réglons la somme convenue pour ses bons offices.

Une petite pause, une petite bière locale, et nous commençons à chercher un moyen de transport pour nous rendre vers le lac Bunyonyi, non loin de la frontière avec le Rwanda.

Pour ce trajet, nous somme confronté très vite à l'organisation africaine des transports en voiture: un mélange d'efficacité, de vitesse et d'inconfort qui va nous amener en 3:30 à notre destination finale.

Les conducteurs se connaissent et son parfois même organisés en associations. Nous circulons souvent à 10 ou 12 dans des breaks Toyota prévus pour 8 personnes. Le conducteur avale les kilomètres de route avec un certain talent pour effrayer aussi bien les passagers que les nombreux vélos qui finissent parfois sur le bas-côté. Nous prenons 3 véhicules au total, les changements ne nous prennent guère plus de 5 minutes, et très vite nous arrivons dans la petite ville de Kabale, à 5km du lac Bunyonyi.

Je ne vais pas m'étendre sur Kabale, les guides disent que c'est charmant. Pour ma part ça ressemble à s'y méprendre à Allahabad, en Inde ([url=http://www.daryo.com/seb/element/vingt-et-unieme-jour-on-bade-a-allahabad,uRms]voir ici pour plus de détails[/url]).

Après avoir checké les guides, fait quelques emplettes, nous trouvons un Boda pour nous emmener au lac. La piste est en meilleur état que celle d'hier, et nous espérons ne pas tomber cette fois-ci. Après avoir terminé l'ascension d'un petit col, le panorama du lac apparaît, vraiment magnifique. Les environs sont vraiment très beau, et nous prenons là encore de nombreuses photos.

Nous trouvons vite un hébergement, au choix entre appartement et tentes, nous prenons les tentes, qui sont installées sur les bords du lac, sur une pelouse très bien entretenue.
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L'endroit est paradisiaque, la nuit tombe, nous faisons le tri des photos, et nous mangeons la spécialité locale: les écrevisses.

Nous ne repartirons pas d'ici demain, c'est certain.
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by seb - 2011-05-02 18:01
C'est déjà dur de se lever à 6:30, mais en plus il pleut. Le camp est quasi-désert, à part un garde à la porte principale.

Notre guide n'est pas là, et après une petite attente, le garde l'appelle par radio. Il nous explique que marcher sous la pluie, ce n'est pas très intéressant, que les animaux se réfugient sur les collines, et qu'en plus c'est assez dangereux.

Nous sommes donc bien sinistrés, je vais me recoucher, laissant  Anthony pester contre le système, la nature, le coût de la vie...

Après une petite sieste il pleut toujours, et nous sommes affamés. Le seul endroit où manger est au bord du lac, à deux kilomètres, et nous n'avons pas le droit d'y aller à pieds. Nous sommes un peu prisonniers du camp.

Un groupe de phacochères investit un petit massif au milieu du camp, nous les prenons en photo, l'un d'eux me charge alors que je le filme, et retourne à sa pitance après m'avoir fait détaler.

Alors qu'une grosse averse s'abat sur le parc, un petit garde compétent nous propose un deal honnête: pour 60$ il nous emmène manger au lac, puis il nous fait visiter le parc, puis il nous ramène au village de Sanga. C'est inespéré, ça résous tous nos problèmes.

Nous partons donc pour le lac qui est vraiment des plus charmant. Le restaurant offre une vue dégagée sur tout le panorama, toujours verdoyant ici, et nous prenons beaucoup de photos. Sur un arbre à côté s'affairent de nombreux oiseaux qui construisent leurs nids.

Après avoir récupéré nos affaires, le safari commence, et durant près de deux heures nous croisons une grande partie des espèces emblématiques de ce parc: singes, zèbres, impalas, phacochères, buffles, et j'en oublie...







Une fois tout cela terminé notre chauffeur nous ramène vers le petit village de Sanga, où nous lui réglons la somme convenue pour ses bons offices.

Une petite pause, une petite bière locale, et nous commençons à chercher un moyen de transport pour nous rendre vers le lac Bunyonyi, non loin de la frontière avec le Rwanda.

Pour ce trajet, nous somme confronté très vite à l'organisation africaine des transports en voiture: un mélange d'efficacité, de vitesse et d'inconfort qui va nous amener en 3:30 à notre destination finale.

Les conducteurs se connaissent et son parfois même organisés en associations. Nous circulons souvent à 10 ou 12 dans des breaks Toyota prévus pour 8 personnes. Le conducteur avale les kilomètres de route avec un certain talent pour effrayer aussi bien les passagers que les nombreux vélos qui finissent parfois sur le bas-côté. Nous prenons 3 véhicules au total, les changements ne nous prennent guère plus de 5 minutes, et très vite nous arrivons dans la petite ville de Kabale, à 5km du lac Bunyonyi.

Je ne vais pas m'étendre sur Kabale, les guides disent que c'est charmant. Pour ma part ça ressemble à s'y méprendre à Allahabad, en Inde (voir ici pour plus de détails).

Après avoir checké les guides, fait quelques emplettes, nous trouvons un Boda pour nous emmener au lac. La piste est en meilleur état que celle d'hier, et nous espérons ne pas tomber cette fois-ci. Après avoir terminé l'ascension d'un petit col, le panorama du lac apparaît, vraiment magnifique. Les environs sont vraiment très beau, et nous prenons là encore de nombreuses photos.

Nous trouvons vite un hébergement, au choix entre appartement et tentes, nous prenons les tentes, qui sont installées sur les bords du lac, sur une pelouse très bien entretenue.


L'endroit est paradisiaque, la nuit tombe, nous faisons le tri des photos, et nous mangeons la spécialité locale: les écrevisses.

Nous ne repartirons pas d'ici demain, c'est certain.