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    [title] => Vingt-neuvième jour - On décolle de Lamu...
    [content] => Aujourd'hui la journée sera dédiée au transport. En effet nous allons utiliser un maximum de moyens différents. Bateau, avion, matatu, Tuk Tuk, puis le train.

Nous prenons un café sur le port puis faisons nos bagages pour prendre la navette. Naturellement un conducteur de jet boat nous propose avec insistance de nous emmener dans son bateau. Nous l'écartons poliment et prenons une navette collective, qui nous emmène à bon port en temps et en heure.

Le petit aéroport est situé sur une île voisine, à notre arrivée, le groupe électrogène démarre pour alimenter le scanner à bagage, nous donnons une petite pièce aux employés du bateau qui nous ont porté nos cantines métalliques et commençons le contrôle.

Anthony se fait abbager pour ses sachets de waragi ([url=http://www.daryo.com/seb/element/neuvieme-jour-kabale,TwW7]voir notre excursion à Kabale[/url]) et il faut longuement leur expliquer que cet alcool de bananes qu'ils ne consomment pas reste un produit légal dans une soute d'avion.

L'avion arrive, c'est un 35 places en très bon état de la compagnie fly540.
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Le vol va durer 25 minutes, à 2300 mètres d'altitude, et va nous permettre, outre d'économiser 6h de route, d'admirer de magnifiques paysages.
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Nous arrivons bien vite à Malindi, à 2h de route de Mombasa, et nous trouvons presque aussitôt un matatu pour nous y emmener.

Les conducteurs sont naturellement des bouchers, qui connaissant la route par coeur, enchainent les pointes de vitesse et pilent devant les dos d'âne. Notons une fois de plus la grande efficacité des transports, à mi-chemin nous changeons de véhicule, de conducteur, mais l'info est transmise, nous ne payons pas un sou de plus et on nous dépose sans surprise à Mombasa.

Là un tocard nous taxe nos valises et les déposes dans une mauvaise agence de voyage à 10m de là où une morue essaye de nous faire croire que le prochain train pour Nairobi n'est que demain. Elle essaye de nous vendre une place dans son vieux casson, mais nous la renvoyons sur les roses et prenons un Tuk Tuk vers la gare ferroviaire.

Là nous sommes rassurés, le train part bien ce soir et il reste de la place. Le temps d'acheter les places, de prendre un rafraichissement à proximité, nous voici installés dans notre compartiment avec un jeune japonais. C'est un train pour touriste, sans aucun doute...
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En queue du train, les banquettes de troisième classe accueillent la population locale, le prix y est beaucoup plus avantageux.

Le convoi s'élance sur la petite voie métrique, nous allons diner au wagon restaurant face à un allemand qui a fait la connerie de venir au Kenya avec son steak haché, qui manifestement est passé sous un bus*.

Le train ne date pas d'hier (années 50 dirais-je) et la voie étant elle aussi ancienne, on nous arrête en pleine voie pour le service de la soupe, afin d'éviter les accidents...

Ensuite, nous passons un long moment dans le couloir, face à notre compartiment, nous nous félicitons de cette journée bien productive, et nous admirons la grande ours, à l'envers sur l'Équateur.

Nous allons nous coucher, et le balancement du train sur les rails nous promet une bonne nuit.

[i]*ceci est un gag privée.[/i]
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by seb - 2011-05-24 18:01
Aujourd'hui la journée sera dédiée au transport. En effet nous allons utiliser un maximum de moyens différents. Bateau, avion, matatu, Tuk Tuk, puis le train.

Nous prenons un café sur le port puis faisons nos bagages pour prendre la navette. Naturellement un conducteur de jet boat nous propose avec insistance de nous emmener dans son bateau. Nous l'écartons poliment et prenons une navette collective, qui nous emmène à bon port en temps et en heure.

Le petit aéroport est situé sur une île voisine, à notre arrivée, le groupe électrogène démarre pour alimenter le scanner à bagage, nous donnons une petite pièce aux employés du bateau qui nous ont porté nos cantines métalliques et commençons le contrôle.

Anthony se fait abbager pour ses sachets de waragi (voir notre excursion à Kabale) et il faut longuement leur expliquer que cet alcool de bananes qu'ils ne consomment pas reste un produit légal dans une soute d'avion.

L'avion arrive, c'est un 35 places en très bon état de la compagnie fly540.


Le vol va durer 25 minutes, à 2300 mètres d'altitude, et va nous permettre, outre d'économiser 6h de route, d'admirer de magnifiques paysages.


Nous arrivons bien vite à Malindi, à 2h de route de Mombasa, et nous trouvons presque aussitôt un matatu pour nous y emmener.

Les conducteurs sont naturellement des bouchers, qui connaissant la route par coeur, enchainent les pointes de vitesse et pilent devant les dos d'âne. Notons une fois de plus la grande efficacité des transports, à mi-chemin nous changeons de véhicule, de conducteur, mais l'info est transmise, nous ne payons pas un sou de plus et on nous dépose sans surprise à Mombasa.

Là un tocard nous taxe nos valises et les déposes dans une mauvaise agence de voyage à 10m de là où une morue essaye de nous faire croire que le prochain train pour Nairobi n'est que demain. Elle essaye de nous vendre une place dans son vieux casson, mais nous la renvoyons sur les roses et prenons un Tuk Tuk vers la gare ferroviaire.

Là nous sommes rassurés, le train part bien ce soir et il reste de la place. Le temps d'acheter les places, de prendre un rafraichissement à proximité, nous voici installés dans notre compartiment avec un jeune japonais. C'est un train pour touriste, sans aucun doute...


En queue du train, les banquettes de troisième classe accueillent la population locale, le prix y est beaucoup plus avantageux.

Le convoi s'élance sur la petite voie métrique, nous allons diner au wagon restaurant face à un allemand qui a fait la connerie de venir au Kenya avec son steak haché, qui manifestement est passé sous un bus*.

Le train ne date pas d'hier (années 50 dirais-je) et la voie étant elle aussi ancienne, on nous arrête en pleine voie pour le service de la soupe, afin d'éviter les accidents...

Ensuite, nous passons un long moment dans le couloir, face à notre compartiment, nous nous félicitons de cette journée bien productive, et nous admirons la grande ours, à l'envers sur l'Équateur.

Nous allons nous coucher, et le balancement du train sur les rails nous promet une bonne nuit.

*ceci est un gag privée.